C'est étrange comme l'évolution personnelle peut vous faire totalement, ou presque, changer d'avis sur quelque chose que vous croyiez a-do-rer auparavant. Il s'agit pour ma part d'aller en boîte de nuit. La première fois avait été un très bon moment, un peu fou sur les bords (soirée d'Halloween en boîte, imaginez-moi ça...), découverte d'un nouveau monde où presque tout est permis enfin bref, l'éclate totale vous dis-je. Je ne suis pas une grand teuffeuse (veuillez comprendre par-là "quelqu'un qui fait la fête"), par goût, et du coup mes sorties en boîte sont plutôt rarissimes. Mais bon, je m'en faisais une joie, mercredi soir, surtout avec des amies que j'aime énormément. Et bien... et bien je n'ai pas vraiment apprécié, en fait. Et puis je me sens décalée dans ce genre d'endroit. Et puis tous ces couples (d'un soir ou de toujours...) qui sont pratiquement en train de faire l'amour devant tous, ça me fait drôle. Et puis ce n'est pas dans les boîtes que je pense pouvoir trouver les gens qui ont plein de points communs avec moi. Et puis pour DANSER ('ttention, je ne dis pas "bouger son popotin en rythme, sur une parcelle de 6 cm², et en mode chaudasse"), ce n'est pas le pied. Et puis...
Bref, je n'aime plus.
Pourquoi y es-tu allée alors ? Pourquoi as-tu flirté alors ? Pourquoi... ?
Eh bien parce que je me suis fondue dans la masse, chose que je déteste en fait. J'ai fait "comme tout le monde"... Je ne suis pas du tout en train de dire que mes activités nocturnes habituelles sont d'une qualité biiieeen supérieure à tout ce que le bas peuple peut faire (très ironique, ne vous inquiétez pas) ! Ce n'est pas du tout mon genre, chacun fait ce qu'il croit être juste, c'est le plus important. Et puis bon, j'exagérerai vraiment en disant que je me suis ennuyée à mort, que j'ai passé une soirée pourrie etc. Car ce n'est pas le cas. Je me suis amusée à certains moment, j'ai aimé avoir du son plein les oreilles et "danser". Mais ce que j'ai compris, c'est que ce n'est pas en boîte que je prends vraiment mon pied. Pour ma part, je trouve les bals folks tellement plus...humains. Oui, le terme convient assez. Mais peut-être est-ce cela que recherchent les jeunes (et les moins jeunes! ) en s'enfermant dans de tels endroits. Moins d'humanité pour plus de rêve, pour laisser libre cours à certains fantasmes, pour tester des choses...défendues... Bref, loin de moi l'idée de faire de la psychologie de soirée. Non, j'essaye juste de m'expliquer ce qui me déplaît.
Ce que je recherche, c'est le VRAI partage, la convivialité...
"Oui mais en boîte c'est convivial, on est tous ensemble et puis..." Et puis rien du tout. Pour moi, ce n'est pas du partage. En soirée, tu te fais insulté/e, on te regarde comme une tarée si tu ne suis pas les "codes" instaurés, si tu ne bois pas, t'es pas dans le coup, tu te fais plus ou moins tripotée (je le mets au féminin parce que c'est principalement les nanas qui ont droit aux mains baladeuses...)... Bref, ce n'est pas tellement ma conception du partage. Et comme je recherche un monde qui fonctionne sur ce principe d'échange respectueux entre les êtres, ça ne me convient pas.
Mais je veux aussi m'amusée et... c'est dans les bals folks que je retrouve ça. Sans rire, j'ai le sourire jusqu'aux oreilles de 21h30 à 2h00 du mat, non stop. Pourquoi ? Parce que les gens sont tout simplement là pour s'amuser, pour danser, pas pour draguer (il y en a, mais c'est fait avec tellement de... subtilité.) et se taper une nénette dans les toilettes. Et puis si tu ne connais pas telle danse, ce n'est pas grave, une charmante personne viendra te l'apprendre. Et vous savez quoi ? On peut aussi changer de partenaire sans être traité/e de salope ou d'enculé parce qu'on danse avec quelqu'un qui, grand dieu, n'est pas son conjoint !!! (Veuillez m'excuser de ma passagère vulgarité). Cependant, je conçois tout à fait que des personnes s'amusent en boîte, aiment danser collé-serré... Il en faut pour tous les goûts, c'est comme la musique !
Tiens, parlons-en, de la musique. BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM !
"-Hein ?
-Je... car ... mais si tu veux...
-Je comprends pas ce que tu dis !
-QUOI ?!
-Je comprends pas !"
Dialogue de sourd. Et ça, c'est hyper frustrant, hyper... crétin. Et je ne pense pas qu'on puisse partager grand chose de cette manière. Oui, une musique sympa, qui "groove" bien, assez forte et tout et tout, ça fait du bien parfois, t'as l'impression d'être dans un aquarium plein de sons, ce qu'on ne peut pas vraiment faire à la maison ou en appart... Mais bon, entre le fort et le très fort (et le TROP fort), il y a une différence.
Bon, je ne vais pas continuer pendant quarante pages, je pense que vous avez compris que moi et les boîtes, désormais, ça ne fait plus un. Juste parce que la vie a fait que c'est un monde d'échange, de partage, de communication que je veux, pas un monde où les gens CROIENT partager, parce qu'ils sont ensembles, nombreux, font la même chose au même endroit au même moment. Partager, ce n'est pas non plus physique. Et puis on peut danser, très proche même, sans devoir embrasser celui ou celle qui est en face de nous. "Tu l'as bien fait..." me direz-vous. Oui. Et je n'ai rien à dire pour ma défense. Mais je le reconnais et désormais, je sais ce que je ne veux plus. Donc je sais CE QUE JE VEUX. Donc je ferai tout pour aller dans ce sens là. Et encore une fois, ce sont mille et un concepts de la fête qui sont à revisiter. Comme le fait de boire, de "se bourrer la gueule", de s'habiller en p******, etc etc. Essayez, ne serait-ce qu'une fois dans votre vie, de faire la fête AUTREMENT. Si ça ne vous plaît pas, ce n'est pas grave, vous n'allez pas être privé de quoi que ce soit, vous n'allez pas être regardé de haut par des gens qui ont le même avis que moi... Faites ce qu'il vous plait, tant que cela est juste, en accord avec ce pourquoi votre coeur bat vraiment. Ecoutez-le parfois, souvent même... C'est lui qui vous dit si vous êtes bien, là où vous êtes.
Merci de m'avoir lue même si ce que j'écris est souvent long... C'est juste que je cherche à vous ouvrir les yeux sur certaines choses de la vie.
Bonne route sur ton chemin...
Lilith

4 commentaires:
Eh bien que dire que dire... ton texte me touche parce que j'ai vécu la même chose que toi :-) et souvent on me demande si cela me manque ce genre de sorties mais je dois bien avouer qu'après m'être un peu amusée je n'ai plus du tout envie de les revivre. Et ça ne me manque pas loin de là. Je préfère comme toi des expériences bien plus enrichissantes humainement où tu repars en te disant qu'il y a vraiment eu un partage fondé sur qqch de moins superficiel. Même si ça fait du bien de se défouler. A la limité ça serait la seule chose potentiellement capable de me ramener la dedans. Et encore .... lol
Bref bisous ma chérie et continuons la vie vers de plus belles expériences ! Tu me manques snif
Bonsoir Lilith
Je suis exactement dans le même état d'esprit. J'ai toujours détesté les soirées "boîtes" avec tout ce bruit qui empêche l'échange vrai.
Dans le même ordre d'idée, j'ai horreur des rires forcés, rires de pure convenance destinés à faire croire à ceux qui nous écoutent qu'on est sensible à leur humour alors qu'en réalité on n'en a rien à faire.
Je trouve qu'il n'y a pas de honte à ne pas rire si on n'en a pas envie, quitte à passer pour un rabat-joie.
Je déteste voir les gens au téléphone se croire obliger de parler avec le sourire dans la voix (comme le font les animateurs radio, mais ça c'est leur job) puis raccrocher et faire la tronche dans la seconde. Tout cela est tellement faux.
Je suis quelqu'un de très joyeux et et j'apprécie beaucoup la compagnie des gens. Je ne suis pas aigri ou renfermé comme mes propos pourraient le faire penser.
Bonne continuation sur ton blog
Je suis tout à fait d'accord avec toi, vraiment ... Je suis un peu plus âgée, je pense, un rien, un chouia, mais quand je suis partie de chez moi à mes 18 ans, je kottais toute seule et donc j'ai fait la fête, je suis sortie en boîte etc etc. J'étais amie avec des gens en études Erasmus, superbes, sympas, joyeux et donc, les fêtes avec eux, si c'était chez eux, étaient très chouettes.
Mais voilà, à partir d'un moment, lorsque ces personnes ont disparu de ma vie, j'ai déchanté. Car effectivement, lorsque je retournais dans des célèbres cafés ou autres, je n'en pouvais plus de cette ambiance chaudasse, tapageuse et assourdissante, pour y aller dans le radical.
Car, oui, tu rentres dans un endroit et tu as l'impression d'être un gros steak bien juteux (toute ambiguïté est permise) qui ne demande qu'à être dévoré grassement.
Je te rejoins sur le fait qu'on ne s'entend même pas parler, et que, effectivement, où est le partage entre différentes personnes qui gagneraient à faire connaissance?
C'est tellement mieux de se regrouper dans un salon, avec un verre de vin à la main, assis confortablement, ou de délirer dans de chouettes salles ...
Je te rejoins à nouveau quant à la consommation d'alcool, un truc hideux qui pue et qui rend les gens morves et collants.
J'ai 22 ans aujourd'hui, je travaille, je fais du théâtre et tout ci tout çà et j'ai du mal à me faire de vrais amis parce que je ne suis pas une "sorteuse", c'est-à-dire qu'aller me bourrer la gueule et matter les mecs toute une soirée, en hurlant pour me faire comprendre, alors que j'adore discuter de plein de thèmes, faire des petits jeux, écouter de la jolie musique ... Je ne peux pas. Et puis, être scotchée sur Facebook dans un état lamentable par des gens qui s'en foutent de ton intégrité, non merci ! Mais semblerait-il que je me dois d'être "jeune", que c'est vital pour moi d'aller me murger la gueule toute la nuit, je n'aurai pas tous les jours 20 ans !
Moi aussi, je conceptualise la fête autrement, surtout depuis que je suis avec qqn que j'aime ... car les plans on sort dans un harem çà nous tente en aucun cas. N'hésite pas à dire les mots tels quels, de toute façon ton message est mega subversif dans notre société actuelle ...
Je rejoins l'avis des deux filles qui ont posté un commentaire : çà fait du bien de se défouler, danser (surtout toi auteur de ce blog, qui aime la danse de façon inconditionnelle), car nous sommes humains mais on peut sûrement trouver d'autres endroits (moi j'ai été danser sur une péniche, avec le style années 80, où les personnes avec le double de mon âge pour certaines, c'était méga amusant). Et moi non plus je ne peux pas supporter les sourires de convenance, l'hypocrisie contagieuse de ce genre de fêtes commerciales, car moi non plus, je ne suis pas capable de me forcer à sourire.
J'espère que mon commentaire n'est pas aussi long que ton article, mais je suis tellement contente de voir que des gens pensent un peu ce que je pense, en fait ... Et ta façon de t'exprimer est hyper naturelle, j'aime beaucoup.
Bien à toi,
Aaricia
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